D’où vient le Shiatsu?

Inspiré des techniques de massage traditionnelle chinoise et japonaise, le shiatsu a été formalisé au début du 20ème siècle par Tokujiro Namikoshi. Cette première forme faisait largement référence à l’anatomie et à la physiologie occidentales. Par la suite, Shizuto Masunaga a recentré le shiatsu sur la médecine traditionnelle chinoise. Aujourd’hui, plusieurs approches coexistent, et le shiatsu est reconnu officiellement au Japon depuis les années 1950.

Principes de base du shiatsu

Le shiatsu signifie pression (atsu) des doigts (shi). Le ministère de la Santé japonaise le définit comme « un traitement qui utilise les pouces et les paumes pour appliquer une pression sur certains points. Cette action vise à corriger les irrégularités du corps, maintenir ou améliorer la santé et contribuer à la guérison de certaines maladies. Selon la médecine traditionnelle chinoise, il s’agit d’équilibrer la circulation de l’énergie en exerçant une pression stable et continue sur les méridiens et les points d’acupuncture. Le praticien peut aussi recourir à d’autres manœuvres (étirements, vibrations.)

Qu’est-ce qu’un méridien?

Les méridiens sont des lignes de force énergétiques qui parcourent la profondeur du corps. Ils mettent en liaison les différents organes internes et la surface de la peau. Chaque méridien est en relation avec un organe interne. Lorsque le fonctionnement d’un organe est perturbé, ce dysfonctionnement se manifeste le long du méridien associé. On trouve le long de ces méridiens des points d’acupuncture sur lesquels le praticien agira pour dynamiser ou disperser l’énergie. Ils sont au nombre de 12 et se répartissent en 6 méridiens yin et 6 méridiens yang.

En pratique

Pour la séance, il faut prévoir une tenue ample et confortable. Elle se déroule le plus souvent allongée, sur une table ou au sol. En fonction de son analyse, le praticien placera votre corps de façon à atteindre des méridiens et points d’acupunctures sur lesquels il souhaite travailler en exerçant des pressions du pouce plus ou moins accentuées. Il peut aussi utiliser ses paumes, voire ses coudes ou ses genoux. La séance d’une durée variable est empreinte de calme, propice aux perceptions et aux sensations du receveur.

Shiatsu rennes

Les bienfaits du shiatsu

Médecine holistique, énergétique, orientée vers la prévention des troubles de la santé, le shiatsu a de très nombreuses indications à tout âge. Il permet avant tout d’équilibrer l’organisme, de lutter contre les effets du stress, d’atténuer tensions et douleurs et d’améliorer l’état psychique. Le shiatsu est conseillé pour de nombreuses affections : digestives, respiratoires, gynécologiques, musculaires et articulaires, psychologiques (anxiété, dépression, addictions, etc.). Il convient aussi pour des problèmes mineurs (indigestions, rhumes, migraines…)

Une séance s’accompagne d’une sensation de bien-être tonique. Elle peut également engendrer une fatigue passagère le temps que le corps intègre les transformations inhérentes à la séance.

Le shiatsu : du tatami à la table

Shiatsu au sol
Shiatsu au sol sur tatami

Shiatsu au sol

Le shiatsu traditionnel s’apprend sur un tatami au sol. La bascule du corps permet au praticien de réaliser de bonnes pressions sans utiliser la force des pouces où des paumes de la main. Cette façon de pratiquer le shiatsu est agréable et lui confère un côté exotique et original. Cependant, les années passant, le corps du shiatsushi peut être endolori notamment au niveau des genoux. Or, pour être performant, le donneur doit être confortablement installé, bien centré et pouvoir rester attentif à son client.

J’aime personnellement beaucoup pratiquer le shiatsu au sol. Cela crée une sorte de cocon et d’intimité entre le donneur et le receveur qu’il me semblait impossible de reproduire sur une table de massage classique.

Impossible… jusqu’à ce que je rencontre un praticien qui utilisait une table très basse vissée à moins de 50 cm du sol et assis sur un tabouret. Après avoir reçu plusieurs shiatsu de sa part, j’ai décidé de participer à son stage qui permet d’adapter sa pratique sur table comme au sol. Et, c’est aujourd’hui avec beaucoup de plaisir que je pratique le shiatsu sur une table de massage basse, sans dénaturer ma pratique et en conservant cette même sensation de proximité avec mes clients.

Shiatsu sur table

Shiatsu réflexologie rennes
Shiatsu sur une table de massage très prés du sol

Ce stage à définitivement changé ma façon de penser et de pratiquer le shiatsu. Tout d’abord, j’ai compris à quel point le confort du donneur était primordial pour bien faire son travail. J’ai aussi pu mieux prendre en charge des clients qui avaient des difficultés à s’allonger au sol et qui sont bien plus à l’aise sur une table.

Il m’arrive encore de pratiquer le shiatsu au sol, comme je l’ai appris, notamment lorsque je suis en déplacement car le tatami est plus léger et moins encombrant que la table et ses tabourets. Cela me permets de renouer avec mes premières sensations et c’est agréable. Je ne troquerai cependant plus mon tatamis contre ma nouvelle table qui fait maintenant partie intégrante de ma pratique.